Hydrologie
Le tableau suivant résume les principales caractéristiques de ce plan d'eau.
Superficie |
148 km2 |
Longueur |
23 km |
Profondeur moyenne |
3 m |
Profondeur maximale |
28 m |
Provenance de l’eau |
80 p. 100 du fleuve
20% de la rivière des Outaouais et de la rivière Châteauguay |
Vitesse du courant dans le chenal maritime |
60 cm/s |
Vitesse du courant près de la rive |
10 à 30 cm/ |
Débit moyen |
8263 m3/s |
Sédimentation |
Déposition annuelle de 45 000 à 130 000 tonnes de sédiments fins |
Le gyre du lac Saint-Louis
Dans le lac Saint-Louis, cinq masses d’eau se rencontre, entre autre celles de la rivière des Outaouais et des Grands Lacs. Les eaux des Grands Lacs, dites « eaux vertes », sont plus minéralisées et contiennent moins de matières en suspension que celles de la rivière des Outaouais, qui sont dites « eaux brunes ». Ces deux masses d'eau se mélangent principalement en deux zones. L’une s’étend de la Pointe du Domaine de l’île Perrot jusqu’à l’entrée des rapides de Lachine. L’autre se forme au sud de l’île Perrot, et porte le nom de gyre du lac Saint-Louis. On peut distinctement voir le mélange des eaux dans le secteur de Saint-Anne-de-Bellevue
Faune et flore
La zone riparienne et aquatique du nord du lac est caractérisée par de vastes herbiers aquatiques. Ce type de groupement, généralement dominé par la Vallisnérie d’Amérique, est susceptible de peupler jusqu’à une profondeur de 2 m la zone littorale baignée par les eaux brunes de la rivière des Outaouais. Les rares zones marécageuses du secteur sont dominées par la Zizanie aquatique.
La grande diversité des poissons est attribuable à la variété d’habitats, à la rencontre de plusieurs voies de migration et à la variation naturelle des niveaux d’eau. On y a recensé un total de 78 espèces réparties entre 24 familles. Celles qui présentent le plus grand nombre d’espèces sont les Cyprinidés (24), les Percidés (10), les Catostomidés (8), les Centrarchidés (5) et les Salmonidés (5). La Perchaude, le Crapet de roche, le Meunier noir et le Doré jaune sont les quatre principales espèces, réparties uniformément dans les eaux du lac Saint-Louis.
Dans la portion du lac Saint-Louis localisée dans la ZIP Ville-Marie, on a recensé six zones de frayères : 1) en aval des rapides de Sainte-Anne, 2) au nord-est de l’île Dowker, 3) près de la rive de la Pointe Claire dans la ville du même nom, 4) au large de la zone précédente, 5) dans la baie de Valois, et 6) en aval de l’île Dorval. Près de quinze espèces utilisent ces six frayères.
La variété des habitats du lac Saint-Louis et le fait qu’ils soient situés sur la voie de migration atlantique font de ce plan d’eau un secteur privilégié pour les oiseaux des milieux humides et en particulier la sauvagine. Un total de 137 espèces aviaires ont été observées dans leur habitat de nidification au lac Saint-Louis. Par exemple, l’île Dowker a abrité une héronnière entre le début des années 80 et le milieu des années 90. Bien qu’elle fut en croissance jusqu’en 1988, elle a été complètement abandonné à partir de 1996. En hiver, on y retrouve quelques milliers d’Anatidés, surtout des canards plongeurs comme le Garrot à œil d’or et le Grand Harle (anciennement Grand Bec-scie), dans des zones libres de glace.
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